'Narrating Women's Mental Distress: Gender, Mental Health, and Narrative Form in Anglophone Literature (1925-2025)
(FR)
Cette thèse examine la représentation de la détresse mentale des femmes dans la fiction anglophone entre 1925 et 2025. Elle s'interroge sur la manière dont les femmes écrivaines ont mis en récit la souffrance psychologique au cours d'un siècle de production littéraire, et sur la façon dont la forme narrative remet en question, complexifie ou élargit les conceptions psychiatriques et psychologiques dominantes de la maladie mentale. Plutôt que de considérer la littérature comme le reflet des connaissances médicales, cette thèse soutient que la fiction constitue un mode de connaissance distinct, capable d'exprimer des formes d'expérience psychologique qui ne peuvent être pleinement expliquées par le seul discours clinique. Ce projet adopte une approche interdisciplinaire située à la croisée des études littéraires, de la narratologie, des gender studies, de la critique psychanalytique, des études sur les traumatismes et des sciences humaines médicales. À travers une analyse textuelle approfondie s'appuyant sur l'histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse, il examine comment des techniques littéraires telles que le flux de conscience, la fragmentation, la narration peu fiable, la polyphonie et la perturbation temporelle deviennent des stratégies formelles permettant de représenter la détresse mentale. Une attention particulière sera accordée à la relation entre l'innovation narrative et l'évolution des conceptions culturelles de la santé mentale des femmes.
(EN)
This thesis investigates the representation of women's mental distress in anglophone fiction between 1925 and 2025. It asks how women writers have narrated psychological suffering across one hundred years of literary production, and in what ways narrative form challenges, complicates, or extends dominant psychiatric and psychological understandings of mental illness. Rather than treating literature as a reflection of medical knowledge, the thesis argues that fiction constitutes a distinct mode of knowledge capable of articulating forms of psychological experience that cannot be fully explained through clinical discourse alone. The project adopts an interdisciplinary approach situated at the intersection of literary studies, narratology, gender studies, psychoanalytic criticism, trauma studies, and the medical humanities. Through close textual analysis supported by the history of psychiatry and psychoanalysis, it examines how literary techniques such as stream of consciousness, fragmentation, unreliable narration, polyphony, and temporal disruption become formal strategies for representing mental distress. Particular attention will be paid to the relationship between narrative innovation and changing cultural conceptions of women's mental health.